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LA DÉRATISATION

Avec l’arrivée du froid, les rongeurs vont se réfugier dans les bâtiments d’élevage où les conditions sont plus favorables : nourriture à volonté et
température constante ! C’est aussi pour ces nuisibles l’occasion de faire des dégâts et de transmettre des maladies. Il est donc indispensable de limiter leur population par la dératisation.

DES NUISANCES QUI ONT UN COUT
Le rat sort de son gîte à la recherche de sa nourriture quelques heures par jour. On a très peu de chance de l’apercevoir : pour un rat vu, ce sont probablement vingt rats vivants dans le bâtiment. Leur destruction coûtera dix fois plus cher que si l’on avait traité préventivement. Il ne faut donc pas négliger les dégâts provoqués par ces nombreux rongeurs qui constituent une source de nuisances économiques et sanitaires, sans oublier leur prolificité importante.
Les nuisances sanitaires sont :
la souillure alimentaire,
la pollution de denrées,
la transmission de maladies

Les nuisances économiques sont :
la dégradation des matériaux et des installations (isolation, installation électrique),
la pollution de l’eau
la consommation d’aliments et de céréales.

Une lutte efficace contre les rongeurs nuisibles suppose :
une identification des rongeurs à combattre,
la connaissance de leurs mœurs,
le choix raisonné de la méthode de lutte,
des produits efficaces.

LES MOYENS DE LUTTE CONTRE LES RONGEURS FONT APPEL A DEUX PRINCIPES D’ACTION DANS  LA DÉRATISATION

Une lutte préventive. Elle consiste à traiter tous les locaux sans exception et à disposer les appâts aux endroits où les rongeurs se sentent à l’abri des regards et des attaques de leurs ennemis (homme, chat, chien, etc…). On doit tout mettre en œuvre pour empêcher les rongeurs d’entrer
dans les bâtiments. Cela nécessite de ne pas avoir de point de pénétration. Par conséquent, il faut, dans la mesure du possible, boucher tous les trous. Dans certains cas, il est judicieux de mettre en place des joints brosses au bas des portes car les rongeurs n’aiment pas ce type de
contact. Les stocks, toutes sortes de matériels, matériaux ou détritus aux abords des bâtiments sont à éviter car les rongeurs ont horreur de passer dans des espaces libres et apprécient d’autant plus ces amoncellements.
– On ne doit pas implanter de pelouses ou arbustes tout prés des bâtiments.
–  L’idéal est d’avoir une surface cimentée, bitumée ou empierrée par de grosses pierres.
– La manipulation des appâts doit se faire sans les toucher avec les mains, en utilisant une louche ou une palette et des récipients propres.
– Il faut disposer des postes de raticide sur les passages de rongeurs dans les bâtiments d’exploitation. Dans le cas de stockage en sac (aliments du bétail, céréales, etc…),
– on laisse un passage de cinq centimètres minimum entre le sac et le mur où l’on disposera des appâts préventifs que l’on pourra renouveler au fur et à mesure de leur consommation. Le stockage sur palettes est conseillé. Par ailleurs, les rongeurs sont très curieux, d’où l’intérêt de mettre des produits toxiques dans les trous des murs.
– Ces postes de cent grammes d’appâts environ seront contrôlés tous les deux, trois, ou six mois suivant les cas, et renouvelés si besoin, afin de conserver un appât frais et appétant.
– Il faut adapter la nature de l’appât et de son emballage en fonction du milieu.
– Dans le cas où l’on constate la consommation d’appâts par des rats, il faut faire un examen minutieux des extérieurs des bâtiments (fossés, talus, etc…) car il est possible qu’une colonie de rats s’y soit installée récemment. Il est important de la détruire rapidement par un traitement curatif.

Une lutte curative, Une lutte chimique

Elle consiste à obtenir la mort par ingestion d’une substance toxique
– Soit de façon instantanée, elle est plutôt utilisée pour lutter contre la souris : Deux principales substances sont actuellement présentées sur le marché :
– celles qui atteignent le système nerveux en endormant et détruisant les cellules nerveuses de l’animal.
– celles qui atteignent le système cardiaque : la mort est brutale, elle est visible, le cadavre est généralement à côté de l’appât. L’inconvénient est que cela provoque la méfiance des autres rongeurs.
– Soit par ingestion répétée et chronique. La mort est lente. Elle est idéale pour la lutte contre les rats. Nous pouvons citer quelques principales matières actives comme la BROMADIOLONE, le DIFENACOUM, la DIFETHIALONE, le BRODIFACOUM et le FLOCOUMAFENE (les deux dernières ne sont utilisées que par des professionnels) Les anticoagulants agissent par répétition d’ingestion. Ils bloquent le phénomène de coagulation en inhibant la vitamine K.
Une lutte biologique
La lutte biologique, par les chats, les chiens, les renards, les serpents, les buses, les chouettes et les hiboux, n’est pas réaliste, la plupart de ces prédateurs mettent en péril les animaux de la ferme comme les volailles, de plus, ce moyen reste aléatoire étant donné que les rongeurs se méfient et s’isolent des prédateurs.
Une lutte physique
Elle s’effectue par le piégeage des rats et souris avec tapette, nasse, piège à palette, colle glue. Elle est une méthode complémentaire à la lutte chimique. Ce procédé laisse aux rongeurs méfiants la possibilité de se reproduire, avant de se laisser prendre.
Les appareils à ultrason quant à eux, ont une action perturbatrice les premiers jours, mais sont inefficaces par la suite, il y a accoutumance aux ondes, les rongeurs finissent par se protéger de cette nuisance en se cachant mieux.

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